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À partir des premiers états de durabilité ainsi que des auditions des entreprises, l’Institut de la Finance Durable analyse la maturité des entreprises dans l’évaluation et la gestion des risques climatiques, soulignant à la fois les avancées réalisées et les progrès encore nécessaires. 

Élément clé du Pacte vert pour l’Europe, la directive CSRD vise à harmoniser le reporting de durabilité des entreprises et à améliorer l’accès aux données ESG publiées. Depuis son entrée en vigueur le 1er janvier 2024, les entreprises de la « première vague » publient un état de durabilité conforme au cadre de reporting des « European Sustainability Reporting Standards » (ESRS), qui vise à établir un langage commun, des standards partagés et un cadre de référence favorisant la qualité de l’information publiée ainsi qu’une plus grande transparence. Les premiers états de durabilité publiés constituent d’ores et déjà une source d’information substantielle offrant des éclairages pertinents sur les pratiques des entreprises en ce qui concerne l’analyse de leurs risques climatiques et la présentation de leur stratégie face à ces risques.  

Ce rapport vise à évaluer le niveau de maturité en matière d’évaluation et de gestion des risques climatiques, physiques et de transition, sur la base de ces rapports CSRD et complétée par des auditions plus approfondies avec les entreprises. Il s’appuie sur huit études couvrant en moyenne 178 rapports CSRD chacune, repartis sur douze secteurs, ainsi que sur les auditions de 26 entreprises. L’analyse montre que l’évaluation et la gestion des risques climatiques commencent à se généraliser et que les entreprises renforcent progressivement leurs procédures internes et leurs compétences sur ces sujets. Des progrès restent toutefois nécessaires pour améliorer la robustesse des évaluations et de la structuration des stratégies, notamment les plans d’action pour l’adaptation.  

Les enseignements de ce premier rapport nourriront un second document – prévu fin du premier semestre 2026 – dans lequel seront présentés les approches analytiques, les outils, et les bases de données disponibles permettant aux acteurs d’intégrer leurs évaluations de risque à leurs décisions d’investissement et de financement.